The Gluttons

Thursday, March 31, 2005

Lundi soir

Lundi soir, brainstorming autour du Mini-Disc et de quelques (!!!) bières ... Bah ... le rock a toujours été prétexte à ce genre de trucs, ces "débriefings" de performance, et les bières, c'est pas ce qu'il y a de pire autour des débriefings rock. On s'est donc retrouvés autour du l'enregistrement de la dernière répét' pour analyser l'ensemble et les points à améliorer de chacun. Démarche de travail. Les New York Dolls, les débriefings, ça les connaissait ... ils avaient tellement l'esprit au travail d'ailleurs que Billy Murcia en est mort, une nuit.
Rien de tel ici, au risque de froisser notre aura rock, on a vraiment analysé notre travail ... mmm ... On a vraiment besoin d'un manager cinglé qui agit toujours vers l'absurde et l'extravagant ... arf !
J'avais écouté le MD tout seul avant de venir. Je dois bien spécifier que l'impression d'un ensemble est radicalement différent dès lors qu'on est en train de boire un café sur le canapé en slip, ou si on est dans la sueur rock d'une répét' à s'escrimer sur sa 6 cordes ... C'est comme quand on est devant un jeu TV et qu'on a toutes les réponses, mais on n'est pas sujet à la même pression que le type derrière son buzzer ... !
Certains morceaux m'avaient effrayé à la première écoute.

Bref, retour à la soirée de lundi.
Yann n'était pas là, mot d'excuse du Guggenheim dans la poche. Dommage, car la soirée a été l'occasion d'écouter les morceaux tous ensemble, de s'auto-critiquer et de profiter des avis des autres, utilissimes pour progresser. A l'écoute du MD, ... ça aurait été mieux que tout le monde soit là.
Le son n'est pas toujours homogène, le jeu fait parfois courir un frisson glauque dans le dos ... les choses à dire ne manquent pas, même si le résultat tient debout dans l'ensemble. Après l'auto-analyse teintée de résolutions, lors de ce qui restera dans les mémoires comme le 'Dead Rat incident', la nouvelle direction est claire: on jouera moins fort et on va bosser de façon plus organisée.
Advienne que pourra !

Friday, March 25, 2005

Ritchie Blackmore

Ritchie Blackmore était le guitariste caractériel de Deep Purple ... sa personnalité particulière a valu pas mal de mouvements de personnel au pourpre profond, et ironie ou non, ils ont même inventé la notation qu'il fallait pour bien différencier toutes les formations successives ... Vous avez Deep Purple Mark I, Deep Purple Mark II, Deep Purple Mark III, puis retour à Deep Purple mark I ... C'est comme un film à la guimauve du dimanche après-midi, sauf que la ménagère est ici tenue de verser sa larme au gré des changements de musiciens.
Je me suis toujours demandé ce qui pouvait tant énerver ce gars ...

Bref, mercredi j'étais d'humeur Blackmoresque. Parfois c'est juste la vie dehors, et pas seulement qu'on veut changer 2 ou 3 membres du groupe ... C'est rassurant quelque part. Je croyais que Blackmore était juste un gros tordu, un truc comme un DRH instable, mais 20 ans après avoir eu pour la première fois cette impression, je sais que ... beh, que non.
Enfin je dis ça, mais mon oeil Blackmoresque s'est attardé sur notre Ian Paice à nous, Bertrand ... le gars qui gueule au moment de choisir les chansons à la répét' de mercredi dernier et qui gueule (bis) la semaine suivante "beh aloooors, je suis jamais là quand on choisit les chansons" ! (Oh ça va Bert' hein, c'est de bonne guerre !)
Enfin, la comparaison avec Ritchie Blackmore s'arrête là puisque j'oppose ma réticence aux solos, ce qui ressemble souvent à de la branlette égocentrique, à ses légendaires 10 minutes de solo par chanson ...

Mélanie nous a prêté son Mini-Disc pour nous enregistrer. Ca fait maintenant 3 mois qu'on joue et ça paraît être juste le moment où on a assez joué pour pas être ridicule, mais également celui où ça fait du bien d'avoir une oreille objective (aussi mécanique soit elle) de l'ensemble. En studio, on joue ensemble mais il faut prêter attention à notre propre jeu, au rythme distillé par Bertrand, aux paroles, à l'ensemble, "je suis calé sur Cyril ou pas ? mmm ... non", ainsi de suite quoi. Le Mini-Disc laisse l'esprit et les mains vides et est d'une froide honnêteté.

Le dernier avantage du Mini-Disc est qu'on mettra prochainement 1 ou 2 chansons sur le blog (même si je vais être tout à fait franc .... je n'ai pas la moindre fichue idée de comment une telle chose peut se faire). Je ne vais pas me presser non plus. Je n'ai que trop conscience que l'enthousiasme autour du blog réside dans le fait que le "mystère" reste entier, le son comme l' image.

Bref, présence du Mini-Disc, mercredi tristoune au boulot, ... ou quoique ce soit, répét' à la tension très rock.
La compo avance, chacun y amène son p'tit caillou. Ambiance studieuse, même si parfois on joue bien trop fort pour même s'entendre jouer ou entendre Anne-So chanter.
Nouvelle chanson, Where is my mind ? , toujours des Pixies ... et surtout une cohésion qui devient naturelle sur 2 ou 3 des chansons qu'on jouait déjà. The Gluttons Mark I ont de beaux jours devant eux !

Thursday, March 17, 2005

"celui-là monte jusqu'à 11 ! "

La répét' d'hier soir a donné lieu a une de ses séances qu'on pourrait assimiler à de la muscu ou de la rééducation chez le kiné ... je veux dire ... vous savez, quand on travaille dur, quand on sent le muscle qui tire, quand ça fait mal et qu'un gars avec une blouse blanche, plongé dans son journal, lâche un laconique "c'est normal, c'est que ça travaille".
Bref, aujourd'hui restent tous les signes de ce qu'on appelle la "bonne fatigue" en sport.

Yann était de retour et le mur sonique d'hier était la parfaite antithèse de mercredi dernier. Bertrand était tellement frustré de la session précédente qu'il a tapé 2 fois plus fort; Yann avait une semaine à rattraper; Cyril avait de la rage à distribuer et selon la loi de l'alternance, j'avais sorti ma Les Paul et le gros son qui l'accompagne .... Anne-Sophie .... mmmhh .... voyons .... !!!
La pauvre a dû se tailler sa place au milieu de ce bac à requins. Le prix en a été sa voix apparemment, puisqu'elle compare sa voix d'aujourd'hui à un hybride Jeanne Moreau / Simone Signoret. Le bon côté, en revanche, a été le "compliment" de Bertrand: "j'adore quand tu cries !" . Subversif.
Session difficile donc. Après un rapide tour d'horizon de notre petit répertoire en guise d'étirement, retour sur Ain't it fun et Sunshine. On voit avec plaisir que même si on bute sur des chansons, il en ressort quelque chose et même si les progrès sont lents, ils existent. Le retour sur Hysteria est moins convaincant. Cyril prend tout de même la guitare de Yann pour lui montrer une autre alternative: la partie initiale ne marche pas très bien, même en la tournant dans tous les sens.
On s'attaque alors à une compo, Working Class, une chanson sur la classe ouvrière que j'avais imaginé au retour de mon année en Grande Bretagne. Plutôt écrite comme une parodie à la base ... Deep Purple pour la musique, Blur/Who pour les paroles.
Anne-So a les mains libres pour le chant puisque je n'avais pas trouvé d'air jusqu'à présent. Et c'est là qu'Anne-So ... a perdu sa voix ? ... non, enfin si, mais pas seulement ... c'est un de ces instants où Anne-So glane les compliments de tous (même si après Bertrand, et si on n'est pas féru de surenchère, il est difficile d'exprimer tout compliment sur le chant d'Anne-So).
Comme elle l'avait déjà montré sur les Pixies, elle profite de mon "chante ce que tu veux sur le refrain, j'ai rien prévu" pour totalement capter l'esprit de la chanson et hurler un wooooorking class sans concession. Elle a un gène Frank Black, c'est certain.
Ce qui ressort au final, c'est l'énergie et la joie de jouer qui sont de retour, comme un recyclage collectif de la frustration de la journée: pour témoins les multiples dérapages de la soirée. C'est un bon sentiment.

Revue d'effectif

Démarche dénuée de prétention ... mais les gens qui, quand je les croise, me disent "tu sais tout le monde lit le blog au bureau" ou encore "j'ai donné l'adresse à tous mes amis" et toutes les variantes généralement admises ... enfin, je veux dire, ça a attisé ma curiosité. Aucun moyen de voir combien de gens sont venus parcourir ces colonnes ... Donc si vous passez sur le blog, merci de laisser une trace dans les commentaires de ce post-ci.
Merci à tous !

Tuesday, March 15, 2005

Erratum

Par déontologie, l'auteur d'un "écrit", et ce quelqu'il soit, doit savoir revenir sur ses propos quand ceux-ci s'avèrent finalement ambigus.
J'ai présenté le séjour de Yann en Tunisie comme de la bronzette club Med. Après avoir reçu des nouvelles de sa part, je me dois de réparer l'impair. Et vite, quelque chose me vient à l'esprit. Je n'avais pas vu dans ce voyage la démarche George Harrison-esque. Je m'explique.

Tout d'abord, et comme j'ai déjà eu l'occasion de le mentionner, Yann répond "Beatle" à la sempiternelle question manichéenne Beatles / Stones. Au milieu des années 60, Georgy H. montre un intérêt grandissant pour le sitar, et rencontre logiquement le "maître" es sitar, Ravi Shankar, qui va devenir à la fois son mentor et son ami. Bref ! Puis, toujours par curiosité culturelle, se tourne vers la méditation. C'est là qu'il rencontre Maharishi Yogi et qu'il rejoint les rangs d'Hare Krishna, obscur hybride groupe-secte, à qui il a légué une grande partie de sa fortune à sa mort ... (je ne m'autoriserais aucun commentaire personnel ... ! )
Bon ok, la Tunisie n'est pas l'Inde mais peut-être Yann préfère-t-il l'oud au sitar ...

Quelques morceaux choisis du mail à la source de cet erratum donc:

Oui j'etais en Tunisie, mais:
*pour enquiller 170 bornes en 4 jours dans le desert.
*temperature la nuit proche de -5°C, et une nuit à la belle étoile à mon actif, j'aurais pas du.
*5 jours sans douche. Mes chaussettes sont classées SEVESO, j'ai failli ne pas prendre l'avion.

Cette dernière phrase redonne incontestablement à Yann sa crédibilité rock: saleté, problèmes à la douane ... aussi:

Sinon ma quete de serenite a fonctionné.

Ceci scelle définitivement le parallèle Yann / George. Plus encore, on appelait aussi George "the quiet man" des Beatles, Yann l'est aussi pour les Gluttons.

Erratum en forme d'hommage donc. Dors bien George ! Tu étais mon Beatle préféré et ces mots pèsent lourd dans la bouche d'un anti-scarabée convaincu. Ne serait ce que produire les long métrages des Monty Pyhton... Ca suffirait de toute façon à attirer une reconnaissance spontanée.

Friday, March 11, 2005

De l'infâme, du light et de la chlorophylle

Le jour où l'infâme s'est produit ... Mais aussi, que serait le rock, l'excitation rock, l'adrénaline rock, le danger rock, sans l'infâme ? L'infâme comme ce soir de 1976 où de jeunes Sex Pistols passent à l'émission de Bill Grundy, émission familiale à l'heure du thé, et débitent leur stock de mots crados, injurieux, tout passe cet après-midi là à la moulinette de l'obscène ... tout est parti de ce qu'ils ont appelé "the four-letter word incident", l'incident du mot de 4 lettres, F**K ... Où est-ce que je veux en venir ? Hein ? c'est bien cela dont il s'agit ... du "five-letter word incident" entre Anne-So et moi ... un incident qui aurait brisé bien des associations, mais même dans la tempête (!!!!! ) on est forts, together we stand, divided we fall.
Aux alentours de 23 h .... je vais à la table de mixage pour tenter de mettre un CD (essai vain, mais ce n'était pas le soir ! ) , Anne-So , qui se tient alors sur ma droite se penche derrière moi et .... l'infâme .... the five-letter word .... the five-letter gas word, devrais-je dire !

Voilà Anne-So , tu m'avais demandé de ne pas omettre cet acte honteux. J'espère que cette confession tiendra lieu de rédemption.

Difficile mercredi en réalité. Parti donner mes cours le matin avec une gueule de bois titanesque, j'ai cherché perso à reprendre pied sur le vrai sol toute la journée. Cyril a les traits tirés, il a l'air fatigué, peut-être, toxico à la chlorophylle, plus sûrement, puisqu'il enquille chewing gum sur chewing gum .... était-il avec moi hier soir ? Damn' .... reprendre pied .... arf, mon estomac ....
Anne-So elle, aboutit à un triste "j'aime bien ce que vous faîtes" ... elle se dévalorise, alors que lors de cette session light à une seule guitare ... oui, Yann bronze en Tunisie cette semaine ... il nous casse d'ores et déjà l'image dure du groupe urbain... hum .... lors de cette session light à une seule guitare, elle s'entend clairement chanter et peut travailler les nuances, sans tenter de survivre à la puissance comme d'habitude. Ses interprétations sur Beetlebum et Monkey gone to Heaven sont bien plus que simplement correctes, très réussies. Et elle se tire bien des chansons qui lui étaient à l'origine moins naturelles, comme born to be wild ou teenage kicks. On sent par moments qu'elle commence à affirmer sa patte perso.
Bertrand, comme toujours, s'éclate et profite régulièrement de notre the end has no end, citation strok-ienne pour le vide collégial systématique à la fin de nos chansons, pour placer ses bombardements de fûts. Il regrette malgré tout le manque de déluge sonique de la répét'. D'habitude il y a en effet 2 guitares omniprésentes, mercredi dernier, ma seule Melody Maker. J'en ai profité pour retailler l'espace 6-cordes et je suis allé dans le sens des chansons, ce qui, à l'exact opposé de Bertrand, m'a paru salutaire aussi bien pour les Pixies que pour PJ Harvey, nos chansons les plus subtiles.
Retour sur Sunshine de Moloko et Ain't it fun des Dead Boys, lors de notre désormais traditionnel 1/4 d'heure du masochisme. Sur Moloko, fatigue et gueule de bois s'ajoute au manque de guitare originel sur le morceau pour rappeler à mon bon souvenir que c'est une session difficile organiquement. Rock'n'roll ! Johnny Thunders vomissait entre chaque morceau à ses concerts, paraît-il ... hey les gars, j'ai juste mal au bide. De là, ma performance s'en ressent. Bertrand profite d'un break pour m'envoyer un texto "t'es à la rue" ... verdict ! Bam. Un peu dur, mon but était de redonner du light ce soir. Qu'espérer d'autre avec cette tête Marshall JCM 900 ... ? ceux qui savent, savent ... enfin, ceux qui sourient à la fin de cette phrase lèvent le poing et compatient. Merci les gars !

Anne-So, elle est où la voiture ? ... beh ... regard plein de compassion ... trop tard pour reprendre pied, mercredi est un autre mercredi !


Yann bis Posted by Hello


Anne-So et ses paroles, flanquées de Cyril et d'Arnaud, tapis dans l'ombre Posted by Hello


"Headbanging" Bertrand Posted by Hello


Yann  Posted by Hello


Anne-So: 2 Marshall et Bert' à la batterie ... la pauvre a la tête à l'envers Posted by Hello


Cyril et son fameux ampli .... aujourd'hui réglé comme il faut Posted by Hello


Arnaud  Posted by Hello


Comme dit Keith Richards: "la musique flotte dans l'air, moi je ne fais que la capter" ... sauce Glutton ! Posted by Hello


Bertrand Posted by Hello


Cyril et Anne-So Posted by Hello

Photos

Qui dit Gluttons dit-il fantomatique ? Visages cachés comme Kiss en avait fait l'apanage ?

Non , non, nooooon, jouons la franc-jeu ! Voici Anne-So, Bertrand, Cyril, Yann et moi en images. Les photos ont été prises avec le regard, la main et le talent d'Anne -So.

"Talking about my g-g-g-generation..."

Etre rock'n'roll en 2005 : écouter la démo sur le lecteur cassette Fisher Price de sa fille de 3 ans ...

aussi ...

"Moi j'suis pas musicien hein, je suis batteur"

Ils se reconnaitront.

Monday, March 07, 2005

Born to be wild

De nouveau au complet ! Bertrand est revenu, et la rage avec lui ...
Born to be wild !!! On avait bien débroussaillé la chanson la semaine dernière, Bertrand la connaît déjà: tout était prêt pour le charbon. On prend un réel plaisir à la jouer, la faire tourner, la faire durer presque 10 minutes. Ca défoule, il y a de l'énergie, c'est un bon sentiment.
Malgré tout, un problème de son. Le tout doit plus à la fureur de jouer qu'à un son homogène. Presqu'à croire qu'on n'est pas accordés ou qu'on ne joue pas ensemble. Il nous reste à faire des progrès dans l'écoute des autres après tout. On verra plus tard.
Le retour de l'esprit "work in process" fait du bien. Peut-être que cette chanson correspond davantage à ce qu'on peut jouer avec honnêteté intellectuelle.
On tente Hysteria de Muse, déjà vue la semaine précédente également. Le tempo est dur à trouver, la pêche aussi. Dur de voir à travers le rideau d'effets. Cyril se défend bien, mais le veine qui transparaît à travers la sueur sur son front est peut-être le signe que c'est une tâche difficile. C'est le moment que choisit Bertrand pour lâcher un "Le rythme ça va pas, faut la jouer plus vite" ... retour au visage de Cyril. Décomposition.
On refait tourner le sauvage brulôt de Steppenwolf pour se défouler et on retourne au boulot sur Muse. Après une redite du dernier acte, on tente aussi le War d'Edwin Starr mais c'est un monument soul et on va devoir le travailler petit à petit ... Anne-So n'est pas encore black.
Je file à Cyril et Anne-So les démos des chansons sur lesquelles je bosse un peu ... Sur cassette bien sûr ! J'ai dernièrement décrété que je ne ferai plus des compils que sur ce support. Les compils CD sont superficielles. On met une liste sur l'écran, on envoie, on va pisser, peut-être s'arrêter sur la télé au passage, oublier, puis revenir vers l'ordinateur et là, "ah oui c'est vrai" , hop, terminé.
Non, une compil' sur cassette a une toute autre saveur ... on cale la cassette. On étale les CD, les vynils , peu importe, par terre devant soi et on réfléchit vraiment à sa démarche. Pour qui ? Quel ordre pour les chansons ? Combien de temps il reste sur cette face ? Hop, calcul sur son petit papier, détails pris sur la pochette.
La musique a besoin de coeur. Sans le coeur c'est finalement que du commerce formaté en 3'30 ...