The Gluttons

Wednesday, June 29, 2005

The Gluttons en Live - gig # 3

Mercredi 29 Juin - 20 h
à l'Asso nette - 9, rue Courbin près de la rue St Rémi, Bordeaux
The Gluttons - Live
accompagnés de Samba Wallace, Déjà Mort, et les volcaniques Hot Flowers
3 euros
(ça va, tire pas la gueule, c'est trop pas cher !)

Friday, June 24, 2005

Et sinon ... ?

Cyril: c'est robert plant, tu sais le guitariste de led zeppelin.
Arnaud et Bertrand: ... ! Nan, c'est Jimmy Page le guitariste, Robert Plant il chante.
Cyril: p'tain faites chier avec votre prout-prout musical de merde.
Arnaud:Beh non, mais c'est comme si tu confondais Jésus et Judas quoi ...
Cyril: Ben, Jésus et Judas, je les encule à sec !



Bertrand a échangé 2 matelats gonflables contre un synthé. Oh yeah !

Wednesday, June 22, 2005

Chimie, iono ... 3 cc de Ramones et 2 de NY Dolls

P'tain ça sent le chloroforme ... j'ouvre un oeil ... des gens ... la guitare collée au corps ... le bras me tire: de jouer ? Non, c'est une perf dans le bras. Bordel, ça y est ... On est cliniques, on dégage autant d'émotions qu'une tablature. ON EST ASEPTYSES !!!!!!
Déballage de poses lassives, récital de shoegazing, groupe à traction arrière puisque la seule impulsion du moteur vient de Bertrand.
On ne bouge pas - tétanisés par la présence de toutes ces têtes connues ? - surtout on n'est pas « unis » ... Mais comment aurait-il pû en être autrement ? On n'a pas passé une seule seconde avant le concert à 5, on a plus ou moins chacun monté son propre matos, et après le concert je n'ai pu parler du concert qu'avec le seul Yann, vu qu'on ne s'est pas croisés avec les autres: on dirait Deep Purple en tournée ... le trip « 5 musiciens, 5 limousines, 5 chambres ».
On n'a qu'un seul micro et Anne-So est laissée seule en patûre au public. La guitare de Yann devient rebelle et se désaccorde toute seule (l'intro de Teenage Kicks restera dans les mémoires comme le « Vietnam de Yann »), on fait la balance au gré du morceau d'intro ... le sol est marécageux.
Aujourd'hui, au lendemain de la veille, c'est frustration, autocondamnation (l'impression amère de pas avoir fait le boulot) et incompréhension. Et comprenez moi bien, hein ... Mon dépit est d'abord personnel, je ne jette pas la pierre aux autres.
On ne sait pas laisser nos vagues à l'âme sur les marches de la scène. Et, grande clé du bloquage scénique, on joue tout en retenue, en pensant qu'on n'est pas très bons ... A aucun moment on est « debout sur la guitare », tripes à l'air, à hurler dans la pure tradition du rock qu'on est le seul groupe qui compte, que les autres sont des vendus et des arrivistes.
Il faut monter à la barricade avant de ne plus y croire (si je me base sur les discussions ça et là). On joue comme un groupe hyper technique, statiques et sourire poli ... p'tain on est Eric Clapton qui joue mal. Alors qu'on l'est pas, techniques, et que le seul truc finalement c'est le fun, se faire plaisir, provoquer l'étincelle, le truc osé qui incitera un autre à créer son étincelle, etc etc ... On doit arrêter de jouer en s'excusant.
Là on ressort un peu malheureux de scène, devant nos amis en plus... et je sais comment on est heureux, la plénitude qu'on ressent quand on se lâche en répét', quand on joue pied au plancher, mèche au vent.
On est encore jeunes et ce n'est pas grave: 6 mois et déjà 2 concerts dont un dans la rue devant pas mal de monde (car on a récupéré le public de la scène 9 groupes qui nous a gentiment laissé 40 mn off pour jouer). Par contre, il faut garder l'excitation de la jeunesse, et veiller à être unis, et à analyser ensemble.
Remise en question à faire avant mercredi... on joue avec 3 autres groupes à l'asso nette. Et pour avoir vu jouer les Hot Flowers (qui joueront en tête d'affiche de cette fameuse soirée) juste à côté hier soir ... on a intérêt à swinger du genou d'ici là!

C'était la fête de la musique ... 2 morts au bar le Next à cause d'un groupe électrogène en carafe, pour la soirée dont ces gars parlaient depuis des mois. On pense à vous les gars.

Friday, June 17, 2005

The Gluttons en LIVE

The GLUTTONS en LIVE !!!!

Mardi 21 juin - fête de la musique
20 h (et jusqu'à ce que la pluie, les voisins ou le groupe qui joue à 2 mètres nous interrompe)
58, rue Bouquière, Bordeaux
Devant l'excellent magasin d'instruments vintage, Guitars & Friends

Thursday, June 16, 2005

laissons la chance aux gars des Majors

Nous voilà de plus en plus dans la veine du groupe maudit ... !

  • Hier soir, la répét' a tourné court car Anne-So était malade et que sa voix nous a quitté après une dernière tentative d'intraveineuse à la ... verveine !!! (p'tain la Rock School, faites gaffe à ce que vous proposez au bar ... et l'éthique alors ??? ) Soignes toi bien ma vieille, on aura grand besoin de toi en pleine forme mardi.
  • Sur le chemin du retour, Bertrand se fait "interpeller" par la BAC . 5 flics débarquent et le tiennent en joue. Ils l'avaient confondu avec un gars qu'ils cherchaient et qui était supposé avoir un flingue. Bertrand a quelque chose de beaucoup plus dangereux à la main, ses cymbales, mais les flics ne peuvent pas le savoir ... Bref, il s'en tire avec un cocard laissé par la rencontre-sandwich entre un flic et un mur.
  • Yann persévère à vouloir jouer du Jimi hendrix ... !

Si la régularité est le pain de la pop pré-programmée, nous en revanche, on ne s'ennuie jamais ... 6 mois d'existence et déjà de quoi écrire un bouquin !

Friday, June 10, 2005

Wednesday night fever

Ca y est, elle est là ... palpable, irrisant l'épiderme du sol au plafond ... rebranchant en ligne directe le coeur au baffle, les tripes au micro, les burnes à la grosse caisse ... la fièvre de l'échéance !!! Le sprint en vue de la fête de la musique est lancé: il occupe les discussions, les esprits et il hante la répét'. Back in the tracks, baaAAAaaaby !
On est réglés comme des horloges. 2 semaines avant le CAPC, on avait aussi ressenti la même électricité, la même ferveur... avant de retomber dans le chamallow la semaine d'après. Sûr, on n'est pas à l'abri, mais ça ne gâche pas le plaisir. Et puis le frisson rock, c'est LE moment ... peut-être que demain tu seras mort ... ou vieux ! Alors peu importe la semaine prochaine. Et que dire de la semaine d'après ?
On fait tourner la machine, on y met une dose de Jumpin' Jack Flash, le petit dernier. La rage est là, la précision en pâtit des 5 côtés, mais si c'était le but avoué, on serait au conservatoire ... ou au Top 50. Sur C'mon C'mon, Bertrand retombe un peu en retard et ça nous décale pour la fin du morceau. S'en suit un débat bien long pour un demi-temps. Si on devait s'attarder autant sur nos pains à la guitare, la rock school prendrait des airs de café philo. L'atmosphère est à la dérision et à la pêche, et maître Yoda vient régler le problème. On a toujours besoin d'un plus sage que soi ... (variante de on a toujours besoin d'un plus vert et plus petit que soi).
Le reste de la répét' n'est que déluge de décibels et étude de poses jambes écartées ... plus que 10 jours, ... qui s'occupe des Sushis ?
Retour à la maison dans la nuit noire. Texto: "je suis en train de bosser c'mon c'mon" ... ce gars ! Respect ... De mon côté, la même chose. Je répète mes gammes, le répertoire dans son intégralité, je descends 10 litres de café et 20 de bière, mes doigts fument quand je m'arrête sur le coup des 8 h du mat' et j'enchaîne sur la journée à l'usine ...
Arf, l'élaboration de ma propre légende est un travail de longue haleine.

Friday, June 03, 2005

Won't get fooled again ?

Comme un gimmick, voire un éternel débat alimenté par les discussions et les commentaires sur le blog, je vais encore et encore replonger dans une définition du rock ... peut-être juste pour me rassurer et changer cette définition pour être certain qu'on colle à au moins une des 212 définitions que j'aurais donné de ce terme.
Dans le format qui nous intéresse, le rock est avant tout une histoire de fans qui décident de passer à l'acte. Et qui, quelque part et à tous niveaux, trouvent cette adrénaline et leur Graal à travers un geste, une reférence, une montée avant un refrain rageur ou hypnotique, une énième reprise Stonienne, crade à souhait à défaut d'être bien jouée ... Le rock et son âme ne sont peut-être qu'une question de décryptage ! Chacun y insuffle sa lecture propre.
C'est ce qui est rassurant chez nous: on est un mélange de cette définition et d'une version plus carnassière à la Who. Chez eux ..... euh, je parle des vrais Who, avant que Keith Moon ne meure ... Attention, ne pas lire "avant sa mort", car il n'était plus là bien avant: gros, barbu et arythmé (la vraie mort de Mooney, un Moon sans rythme, non mais bordel ... !) ... comme un Elvis de la batterie. Bref ! Chez eux ... donc ... les 4 musiciens jouaient le couteau entre les dents, comme une meute à qui on jetterait un seul morceau de steak. Chacun devait lutter sur la surenchère des 3 autres, ce qui créait une énergie et une rage (même dans les morceaux les plus pop et naïfs, écoutez "Happy Jack") assez incroyable.
Pour une de nos dernières répét' à la Rock School (avant d'investir le CAT, un bar-salle de concert sympa, où le bar sera ouvert pendant la session , fuck yeaaaaaaaah !!!!!), l'ambiance de mercredi était basée sur cette ligne. Entre bataille pour son steak et confort collectif. Bon, il y a toujours un débat pour animer l'ambiance ... cette semaine, c'était l'affiliation au groupe qui a joué après nous au CAPC, puisque c'est "grâce à eux" qu'on a eu le plan des répét' au CAT. Bertrand et moi, qui avons une glande de l'intégrité surdéveloppée, ne voyons pas ce ... (gloups) partenariat d'un bon oeil. Tant qu'à créer un collectif ou une simple entraide avec un groupe, autant apprécier son attitude et son discours ... Dans ce cas précis, aucun des 2 n'est applicable. Quasiment le même débat qu'avant le concert avec eux, finalement ...
On arrive et on s'installe comme d'habitude. J'en profite pour mettre dans le lecteur une démo que j'ai enregistré très vite dans l'après-midi, histoire de prendre la température. Notre but avoué est d'aller vite vers la composition, je le rappelle. Notre premier concert comportait déjà une compo, c'est un signe. Là, c'est une chanson que je bosse depuis un moment, et que j'ai enfin mis dans l'ordre. Dans Rolling Stone, la description du moment aurait été enrobée de vaseline: les respirations qui s'arrêtent, les yeux qui s'éclairent, l'air qui s'emplit de magie ... (le blog est là aussi pour ça: montrer que le quotidien du rock est défalqué de toutes ces conneries. C'est de la sueur, de la bière et des claques dans la tronche, principalement.) Là, on a du finir d'écouter la démo au travers des réglages de l'ampli saturé de Yann, juste revenu des toilettes. Un coup dans l'eau ... je vais la re-enregistrer.
On refait tourner les chansons qu'on jouait déjà, on continue à bosser les nouvelles. cette fois, on expérimente quelque chose de très efficace et qu'on n'avait jamais fait. Travail méthodique en clair et à bas volume des transitions sur les Von Bondies. Tactique payante.
On perd du temps à choisir les morceaux à venir. Je sais pas comment on fait: on arrive toujours à un choix pourtant démocratique mais qui ... ne plaît réellement à personne. Consensus donc sur London Calling des Clash, Starman de David Bowie, Paranoid de Black Sabbath et Jumpin' Jack Flash des Stones. Le choix se fera naturellement après avoir bossé les 4, comme à notre habitude.
La session se finit sur une jam. Chacun plie ses affaires graduellement, ce qui permettra à Bertrand de dire qu'il était le dernier à plier et que c'est le seul foutu musicos du groupe, qu'on est que des fonctionnaires du rock etc ... ce qu'il ne sait pas c'est que quand je rentre, je joue jusqu'à 6h du mat' et qu'au final je me résous à dormir avec ma guitare.
Dehors, on attend que tout le monde sorte, la discussion continue: "fait chier les Breeders !" ... le dernier arrive: "quoi? ... ah ouais fais chier". Ou ... comment les Breeders ont été ejectés sous les vivas de la foule. Comme l'a dit Bertrand de façon très juste, c'est une chanson surproduite, on s'en aperçoit quand on la joue.
Au fond, c'est à ça qu'on voit une vraie bonne chanson: c'est celle qui garde son intensité et son intérêt même jouée seul (et bourré) à la guitare acoustique.