The Gluttons

Thursday, September 29, 2005

NME - jeudi 28 février 2016 (extraits)

New York City - interview: Matt Jansen


New York City. Lieu qu'ont adopté les Gluttons au fil des ans, au fil des albums. Naturellement. C'est dans un rade de Brooklyn, au café italien exemplaire, que doit me rejoindre Arnaud pour un check up de leur carrière, et ce avant la sortie de leur nouvel album "doggy bag and hot pussies from Tijuana"

NME: Vous avez l'air en pleine forme.
Arnaud: c'est le café. Le café juste, ici il est bon. Pas de drogues.

NME: Retour aux sources. Qui aurait cru en 2005 que vous en seriez là aujourd'hui ?
A: tu veux dire ... ? A boire un café à Brooklyn ? .... attends excuse moi, si t'as pas envie de poser de bonnes questions .... enfin tu fais chier mec, tous les mêmes , sales journalistes !

NME: Non, je voulais dire, célèbres et reconnus, alors qu'en 2005, 2 de vos membres sont partis coup sur coup.
A: ah ok ..... oui c'est vrai que Yann est parti après notre concert à l'Assonette, quand on était encore à Bordeaux. On avait décidé de repartir à 4, juste. Je crois que la situation était tendue ... nos vies étaient plus ou moins un immense bordel, la croisée des chemins comme on dit. On répétait dans une cave humide ... 2 répéts juste, le bordel ... Oh mec, j'me souviens plus, ça fait un bail ... et j'suis pas bon pour raconter les histoires ... il te faut combien de mots pour ton article là ? ... Bon, c'est à ce moment là que Bertrand est parti. Il a laissé la place vide derrière les fûts. Plus que le batteur, c'est l'ami qui a taillé la route, ça fait de la peine. Mais bon, on lui a dit à ce moment là que cette place était la sienne et qu'il pouvait la reprendre à tout moment, sans aucune autre question à se poser. Tout successeur ne pouvait qu'enfiler un statut d'intérimaire, tu vois.

NME: ... et il est revenu ?
A: P'tain mec, j'vais t'dire .... j'suis un p'tain d'enfoiré de créatif moi, t'vois. Pas de temps à griller avec des mecs approximatifs dans ce qu'ils font, t'vois ? T'as pas la bio du groupe ? T'es venu les mains dans le slip ? On a bien gardé ... ah, cette batteuse là ... Heidi, une suédoise. On l'a viré dès que j'ai réalisé qu'elle savait en fait pas jouer de la batterie, du tout.

NME: mais elle est restée deux ans dans le groupe !!!
A: merde, mec, elle était suédoise !

NME: non, non, mais .... enfin, il y a peut-être encore ...
A: ... tu sais bien non ? Bon ... ensuite.

NME: Anne-Sophie et Cyril ont une actualité artistique débordante par rapport à vous. Est-ce dans la dynamique de groupe ou est ce là le signe de tensions internes ?
A: .... (appelant la sécurité) .... Cyril a ouvert sa galerie d'art dans Greenwich Village, ça lui prend pas mal de temps. Ca marche bien. Ca nous donne un côté arty et ça nous fait de la bonne presse dans les milieux étudiants, c'est là qu'est le fric. Anne-So a acheté un ranch, elle y écrit des bouquins, des chansons sensibles ... oui le côté arty c'est Cyril, le côté sincère c'est Anne-So, moi je me contente de faire la promo de tout ça et d'assurer aux cocktails promos. Elle a aussi lancé son centre pour les intermittents abandonnés (the CIA), en souvenir de nos débuts. Bertrand arpente le pays et fait des Masterclass de batterie sur les campus qui valent le coup.

NME: comme le batteur de Dream theater, Mike Portnoy.
A: (visage en décomposition) ...... mec, s'il t'entendait ...... mais il va te lire, ça c'est sûr ...... Oh gosh !
(Arnaud se lève et puis s'en va, grommelant des insanités sur les journalistes et Dream Theater. En outre, il ne paye pas son café et me laisse le régler)

Le nouvel album des Gluttons, "Doggy bag and hot pussies from Tijuana" sera dans les bacs le 7 mars.



Moralité: En 2016, je serai un gros enfoiré de rock star, vide et irascible !

Wednesday, September 07, 2005

one two one two check

Si on a de grands projets, de grosses envies ... et si on compare tout ça à un grand concert, alors notre actualité du moment en est la balance.
Jusqu'à ce que les têtes pensantes de la Centrale se réunissent pour tout mettre en route, on est condamnés à ces deux heures du mardi soir... juste.
On essaie de composer, on parle d'un week end "studio-et-mise-au-vert". Mais pour le moment ... disons que ... imaginez que vous vous endormez sur le canapé, à la mauvaise heure, style 17.30 ... la fameuse sieste dont on se réveille pas vraiment, celle qui nous laisse brumeux ... Voilà ! On est comme au réveil de cette sieste là, la marque du coussin sur le visage, l'épi droit sur la tête.
On s'approprie la compo de Cyril qui s'appuie sur une mélodie à la basse ... ambiance entre Iron Maiden 80s et un groupe Goth. Lequel ? allez savoir, j'écoute jamais de goth moi oh (qui adit ça ??? p'tain mec, ça m'fout les nerfs) ... Cyril non plus, alors allez savoir d'où il tire son truc ...... ! Comme Keef the riff ... il capte la musique qui est dans l'air.
La deuxième est une de mes compos, qui est plus dans la lignée qu'on s'était donné, plus garage.

Il faut aussi qu'on s'acclimate à cette cave humide (alors que dehors c'est pourtant toujours l'été .... vivement décembre !) ... Un clin d'oeil au mythique CBGB's qui a sauvé sa tête de justesse mercredi soir : problème de bail ! Les ennuis continuent depuis mercredi mais au moins il ferme pas. Allez signer la pétition, merci pour le rock !

http://www.savecbgb.org/



Monday, September 05, 2005

London Calling

Mardi soir. Reprise.
Nouvelle atmosphère, cave voutée, bonne sono ... et c'est peu dire: Anne-So revit et tombe (accessoirement) amoureuse de son micro.
Deux heures pour relancer la machine, pour se fondre dans le moule à 4, jouer en conséquence.
Mais ...
On a passé 2 mois à observer, à recueillir des infos, à observer des groupes live. Autant de barrières ... finalement, il faut apprendre à être nous, on s'épuiserait à essayer d'adopter une autre logique.

Qu'est ce qui fait à un moment qu'un groupe sorte un album de malade ?
Les Clash, groupe zonard s'il en faut, a sorti un brulôt éponyme, que le monde entier pense être un joyau destiné à voyager entre le garage et le compartiment bière du frigo flingué. A priori pas plus loin ... surtout dans le paysage de l'époque où les albums bruts de décoffrage sont légion, les p'tits groupes anglais qui crachent leur quotidien sur 3 accords, aussi.
Seulement, à un moment précis, ces 4 gars ont tiré dans le même sens (lire "ont arrêté de se foutre sur la gueule et ont discuté en vrai") et, simultanément, étaient pleinement conscients de leurs moyens: ce qu'ils pouvaient faire, comment jouer ce qu'ils voulaient dire et surtout ce qu'ils ne pouvaient pas faire. Décomplexés, sereins, ensemble.
Ca a duré 2 mois, mais ils ont enregistré "London Calling" qui, excusez moi les puristes, est putain d'autre chose que "the Clash" (même si il est évident que je pourrais me contredire d'ici peu, en gardant le même aplomb ... ) !

Voilà pour mardi ... on ne voit que ce qu'on ne sait pas faire encore. La prochaine étape, c'est nous découvrir. Jouer "juste", quelque chose qui nous ressemble. Il faut du temps, faire tourner le moteur, se décomplexer, trouver notre propre logique, tirer dans le même sens.